Un surréaliste trop introjectif/ L’étude de la déception d’Antonin Artaud dans son adhésion au surréalisme

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Auteur

Maître-assistante à l’Université Shahid Beheshti, Téhéran, Iran

Résumé

Antonin Artaud, artiste révolté et révolutionnaire, sujet aux troubles psychiques, ne s’est jamais incliné devant l’ordre préétabli des systèmes à penser de son époque. Au moment même de son entrée en littérature émerge le mouvement surréaliste qui aspire à une révolution dans tous les sens. Artaud ne peut qu’adhérer à leur thèse, espérant trouver dans ce nouvel élan, une chambre d’échos à ses propres préoccupations individuelles. Très tôt pourtant il s’aperçoit de son illusion et se sépare des surréalistes qui se conduisent vers une forme à son avis «abâtardie et abjecte de réalisme»: la révolution marxiste. Quoiqu’il insiste que toutes les exaspérations de querelle entre les surréalistes et lui roulent autour du mot Révolution, cet article va démontrer que cette mésentente touche aussi bien à toute autre pierre philosophale du mouvement y compris la pratique de l’écriture automatique, le rôle du rêve et celui d’André Breton incarnant l’image du Père du mouvement.

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